En 1880 Grenoble possède trois ponts, celui de la Citadelle, le pont suspendu et le pont Marius Gontard. Le train est arrivé à Grenoble depuis 1858. Ainsi la nécessaire liaison de la route de Lyon à celle-ci et la desserte de l’ouest de la ville conduisent la municipalité à envisager un quatrième pont au niveau de la Porte de France, construite sous Lesdiguières, à la sortie de Grenoble vers Lyon. C’est la nationale 75 qui va de Chalon sur Saône à Sisteron par le pont Marius Gontard et le cours Saint-André, l’actuel cours Jean Jaurès.
Plusieurs emplacements sont envisagés ainsi que diverses dispositions plus ou moins perpendiculaires à l’Isère, pour réduire l’angle de rotation des véhicules, nécessaire pour éviter le rocher de la Bastille.Les habitants de l’Ouest souhaitent que le pont soit construit près de l’emplacement du « bac à traille » qui relie les deux berges du bout de l’Esplanade au quai Claude Bernard, ce serait le Pont de l’Esplanade. La traille c’est le câble tendu entre les deux rives et auquel l’embarcation qui permet de traverser est reliée à une poulie qui roule sur lui. Ceux du centre-ville préfèreraient un pont, qui serait situé en prolongement du boulevard Gambetta, projeté et aboutissant à la place de la Bastille devenue la place Hubert Dubedout. Ce serait le Pont de la Porte de France...








Car contrairement aux ruelles étroites et aux appartements exigus du Centre, dont le parcellaire remonte au Moyen-Âge, le quartier de Créqui offre la possibilité de construire des édifices plus vastes, tels des hôtels particuliers et des monastères.
Le 21 septembre, le jour où l'expédition repasse le col de Vars, Vauban arrive à Grenoble par la Porte de France. Le commissaire général aux fortifications du royaume a reçu l'ordre de Louis XIV de quitter Namur qu'il vient de prendre et de se rendre dans les Alpes pour inspecter les place-fortes.


L'exposition consacre l'essor de la Houille Blanche, énergie d'avant-garde, riche de promesses et ouverte sur l'avenir. L'autre volet, le tourisme est tout aussi prometteur. Il jette les premiers jalons d'une activité appelée à une croissance durable et rapide.
En ce qui concerne le projet d'aménagement qui va être réalisé, M. Alain Tillier, architecte en chef des Bâtiments de France a eu la gentillesse de nous autoriser à publier ici ses documents d'étude.