Immeuble passage lyceNovembre 2019 - Sur la voute du passage du lycée, entre la rue Raoul Blanchard et la place Jean Achard, dans le centre historique, il est à signaler une belle restauration d’immeuble ancien au lycée Stendhal. La date gravée par un graveur sur la pierre de voûte est même bien mise en valeur : 1700. Les coloris et le badigeaon redonnent un superbe aspect à cette façade remarquable. Rappelons qu’au passage du lycée (1893), anciennement passage des Tuiles (1794),  on peut voir une belle grille de ce qui fut la première bibliothèque de Grenoble. Maître d'ouvrage: Région Auvergne - Rhône Alpes. Maître d’œuvre : Glénat Rénovation (Saint-Romans)– Groupe Manang (Le Cheylas). PhB. 

La journée des tuiles, la fameuse émeute grenobloise du 7 juin 1788  a été immortalisée par le célèbre tableau d’Alexandre Debelle  intitulé “la journée des tuiles” et réalisé pour le centenaire de la révolution française. Cette huile sur toile datant de 1890, montre  une foule de grenoblois armés sortant du passage du lycée, guidée par une femme et s’opposant aux soldats du roi. Stendhal nous apprends que “des ouvriers des faubourgs enfoncent alors la porte du collège de Jésuite de la rue neuve (actuel lycée Stendhal) pour monter sur les toits”. Le peintre Alexandre Debelle, au moment du centenaire de la Révolution n’est plus conservateur du musée de peinture, mais habite toujours à 84 ans le passage du lycée. Ses fenêtres donnent  sur la rue où la foule s’est déchainée un siècle plus tôt contre les soldats du roi. Il décide alors de réaliser ce tableau qui fut acquis par la société des amis des arts et offert au musée de peinture.  Dès cette époque il est reproduit en photographie et connait un grand succès auprès du public.  Il a été souvent été reproduit dans les manuels scolaires d’histoire. 
 L’actuel lycée Stendhal, a hébergé longtemps en plus des élèves.... la bibliothèque et le musée de peinture! Nous avons la trace de nombreuses démarches du proviseur demandant à la ville de Grenoble de récupérer pour le lycée tout le bâtiment, ce qui se fera ...  avec la construction de la toute nouvelle place de Verdun,  du musée bibliothèque (1864/1870) sous le second Empire. 
Nous ne pouvons que nous réjouir de la restauration du passage du lycée qui est un endroit véritablement historique. GV

Affiche gnrique Journes europennes du patrimoine 2019 A4 Playground Ministre de la CulturePartir à la recherche des portes et lambrequins permet de découvrir soi-même la ville de Grenoble dans ses ornements les plus discrets et peut être une introduction à la découverte d'autres jolis détails des ornements urbains, quand nous cherchons en priorité les monuments et les lieux historiques et répertoriés officiellement...

C'est se rapprocher des grenoblois et inciter à l'entretien  de ce modeste patrimoine en admirant le goût  de nos aînés qui ont œuvré pour offrir aux promeneurs un peu de la vie intime des plus beaux appartements du centre ville...

Note patrimoniale (12 pages couleur) double page

Note patrimoniale (12 pages couleur) page à page  

Notre association a été sollicitée par monsieur Michel Fruneau, président de l’union de quartier Bajatière, adhérente 2019 à Patrimoine & développement, au sujet d’un mystérieux « monument » situé dans le parc Soulage. 

Geneviève Vennereau et Jean Claude Bay ont rencontré Madame Marie Pierre Martin devant l’ancienne propriété Soulage 79 avenue Jean Perrot à Grenoble, une maison de maître imposante datant de la seconde moitié du XIX siècle, achetée en 1922 par Emile Soulage Ingénieur diplômé des Arts et Métiers en 1898 qui fonda en 1919 la société anonyme des établissements Soulage, spécialisés dans le matériel ferroviaire et situés le long de la voie de chemin de fer à quelques centaines de mètres de cette propriété. La maison est maintenant transformée en centre de loisirs pour les enfants du quartier et dotée d’un parc aux arbres remarquables par leur taille et leurs essences rares.
Nous avons d’abord repéré les margelles d’un ancien bassin désormais comblé de terre et un espace de jeux installé au centre du parc à l’emplacement d’un petit lac artificiel comblé également.
Notre guide nous a mené vers un imposant édifice, adossé au mur du parc : Hauteur environ 2m50, circonférence 5 à 6 m, et diamètre 2m50. Il a été réalisé en béton armé dont la ferraille est visible au sommet.  

Sa surface recouverte d’une couche assez mince de ciment est ornée de motifs représentant des branches d’arbres coupées près du tronc et de formes sinueuses pouvant évoquer des reptiles. On distingue le reste d’un tuyau de plomb de petit diamètre sectionné qui devait être encastré dans la rainure et un tuyau plus important sortant au bas de l’édifice à droite, s’enfonçant dans le sol près du mur derrière lequel coulait le Verderet maintenant souterrain.

Si vous avez des éléments concernant cette construction pouvez-vous nous aider à résoudre cette énigme ? Merci de nous contacter à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Arbuste St Louis 1Dans un esprit partagé de la sauvegarde du patrimoine, notre association, alertée par des adhérents et riverains, a relevé une poussée de végétation sur un clocher du centre ville, à l'église Saint Louis, près de la place Victor Hugo. Nous avons effectué une demande auprès des services des autorités concernées, afin de sécuriser le périmètre autour de cette église, patrimoine classé de Grenoble. En effet, de petits arbustes poussent autour du clocher, menaçant l'intégrité de la construction, pouvant notemment affecter le scellement des pierres en hauteur (photo P.G. le 7/9/ 2019). phb

Juillet 2019 - Extrait « Le Vieux Grenoble, ses pierres et son âme - tome 2 » René Fonvieille (1968)

Quartier de la Place Grenette 

« L’espace actuellement occupé par la place Grenette fut jusqu’au XVIème siècle hors des murs d’enceinte. Les remparts de Dioclétien (IIIème siècle) s’arrêtaient à l’entrée de la Grande-Rue et tournaient vers l’actuel Jardin de Ville.(…). Dans le haut Moyen Âge, toute cette partie hors les murs était constituée par de vastes terrains cultivés, connus sous le champ du Breuil (…). Le marché aux grains prit de l’extension, son emplacement conserva le nom de place du Breuil; une partie de ce terrain fut occupée au XIIIème siècle par les Dominicains qui firent construire leur couvent sur un emplacement concédé en 1288 par l’évêque de Grenoble, Guillaume de Sassenage, puis en 1291 le champ tout entier fut donné aux Dominicains par le Dauphin. 

Il semble qu’à partir de cette époque leur ordre fut propriétaire d’un vaste ensemble qui allait jusqu’à l’endroit où se trouve actuellement le lycée Stendhal. (…) 

Au moment des guerres de religion et notamment en 1562, les religieux virent leur monastère incendié par les troupes du baron des Adrets. Ils s’exilèrent pendant plusieurs années. Ils revinrent en 1568 lorsque la tourmente fut passée, et s’employèrent à remettre en état leur établissement. Mais ils durent supporter le voisinage des marchands qui avaient profité de leur éloignement pour revenir en force sur l’emplacement qui avait leur faveur, car il était à la porte même de la ville. Le lieu du marché commence à prendre le nom de la place de la Granaterie. 

Mais pour se protéger des dangers d’incursion, les moines avaient obtenu que des remparts englobent leur domaine. Des murailles avaient donc été élevées et des fossés creusés. Sur la forme en ellipse des remparts romains, on voit une sorte d’excroissance. La partie de la place qui est actuellement près de la rue de la république était seule construite; elle était essentiellement occupée par le couvent et la chapelle des Dominicains et Frères Prêcheurs. (…) 

En 1591, Lesdiguières qui construisit une enceinte de fortifications beaucoup plus grande, fit démolir les remparts de protection des Dominicains ».

Vue de la tour Perret2 Juillet 2019 - Dans le cadre du projet de restauration de la tour Perret et de sa réouverture au public, la Ville de Grenoble a mis en place un Forum consultatif pour enrichir sa réflexion sur les usages futurs de la tour. Notre association a pu participer à ce premier forum, lundi 24 juin dernier, pour échanger sur l’avenir de la tour. Ce groupe de réflexion est constitué de représentants d’associations patrimoniales, environnementales, d’associations d’habitants et des acteurs économiques du parc. Deux ou trois réunions suivront d’ici la fin de l’année. 
Afin de mieux l'appréhender, nous avons eu le privilège d’entrer dans cet édifice patrimonial. Rappelons que la tour Perret a été construite en 1924 par les frères Perret pour l’exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme de 1925. Fermée au public depuis 1960, la tour sera réouverte courant 2022. 

Cette visite de l’édifice de l’intérieur dévoile la finesse et l’élégance du corps central, véritable immersion dans le squelette de béton armé. L’ascension par les marches plonge le visiteur dans une pénombre, traversée par des faisceaux de lumières triangulaires issus des claustras en façade. La plateforme extérieure située à 60m de haut, niveau de la table d’observation à l’origine, offre une vue unique à 360 degrés sur l’agglomération et ses montagnes. Une perspective sublimée par l'écrin de verdure du Parc Paul Mistral à nos pieds. Nous suivrons avec attention les travaux qui débuteront début 2020. Nelly

Juillet 2019 - Lundi 1er septembre. Messe funéraire en l’église Sainte Thérèse Corenc Montfleury en l’honneur et la mémoire de M Pierre Mayet décédé récemment à 97 ans. Notre association se joint sincèrement au rappel de l’oeuvre et de la personnalité de Monsieur Mayet à Grenoble, qui gratifia Patrimoine et développement de sa fidélité et de son implication. Avant la lecture choisie, qui était la parabole des talents, la famille rappelle son parcours avec affection. Né à Grenoble, neuvième d’une génération d’horlogers, il fut formé à Cluses, comme son père, et son grand-père. A la fin de la 2ème Guerre mondiale, à 23 ans, il démarra à Grenoble une activité d’horlogerie bijouterie avec son frère. Puis avec son épouse, son binôme complémentaire, commerçante également, il développa l’enseigne Wegelin. Sportif passionné de ski, il fut aussi très actif à la CCI, au Rotary Club, et fut conseiller à la Banque de France de nombreuses années. Il co-écrit avec Maurice Fournier le livre « La saga du temps compté », édité par notre association en 2008. phb 

envoi L62aJuin 2019 - La Lettre de notre association vient de paraître! Voici sur la photo, au bureau, sous les plafonds à la française du XVIIème, une partie du Conseil d'Administration en plein travail d'équipe pour adresser 196 exemplaires imprimés de notre dernière Lettre. Il s'agit du soixante deuxième numéro. 

Vous y découvrirez des articles sur la Fondation du Patrimoine, la piétonnisation de la rue Chenoise et restauration des immeubles anciens, mieux vivre et connaître le patrimoine à Grenoble, le travail des marbres de couleur de Francesco Tanzi au XVIIIe siècle dans les églises grenobloises, les Ponts sur l’Isère du centre ville au quartier Saint-Laurent, le groupe cathédral de Grenoble 16 siècles d’histoire, et l’institution Notre Dame de Sion, un chantier en temps de guerre (1941-1946).

Elle inclut également le calendrier de nos activités du prochain semestre.

La Lettre est destinée à nos adhérents et mécènes. Les anciens numéros sont disponibles en ligne sur le site, ou, selon disponibilité, à notre bureau pendant les heures de permanence. phb

balad musardJuin 2019 - La balade musardière dans le centre ville historique a été menée avec beaucoup de convivialité et d’érudition par Roseline et Michel Vacher, membres et sociétaires de notre association. Elle a réuni 30 intéressés, dans un véritable itinéraire à remonter le temps. 

La réglementation de la circulation pendant la fête des tuiles, ainsi que le maintien des présents bien regroupés par notre nouveau membre Loris Griot, ont permis une déambulation en toute sécurité, tout à fait audible et chaleureuse à voix haute.

Parti de la Gare dont le bâtiment d’origine date du XIXème siècle, le groupe a abouti au Moyen-âge place Grenette. L’histoire des écoles d’ingénieurs sur le parcours, par Michel Vacher, s’avéra aussi savant qu’inattendu, et très apprécié. 

La formule était quasi-inédite. Elle avait juste été testée 2 fois auparavant: une première avec les Jeunes Ambassadeurs, et une seconde fois avec Humanis, de l’Université Inter Ages. La bonne humeur générale, ainsi que l’intérêt notable pour le sujet, ont vite fait dissiper le léger stress initial de cette innovation très réussie. Elle a été imaginée et organisée par Geneviève Vennereau, Vice-Présidente, pour le plan d’animations annuel de Patrimoine et développement. phb

Histoire et actualités de la rue Renauldon, dans le centre ancien historique de Grenoble
(courtoisie et extrait du bulletin de l'Union de Quartier Notre Dame d'Avril 2019) 

La rue Renauldon, cette rue commerçante qui donne sur la place aux herbes, avec ses immeubles délabrés, tous les habitants du quartier la connaissent, même s’ils ont du mal à retenir son nom, ou s’ils l’écrivent en oubliant le L. Mais sait-on qu’elle a joué un rôle majeur dans l’histoire du centre-ville ?

IMG 6300Mars 2019 - Dans le cadre des travaux de piétonnisation dans le centre historique, rue Chenoise, le béton désactivé au sol inclut des petites pierres de différentes tailles et de différentes couleurs, beiges et rouges. Ces tons sont légèrement differents de ceux du béton désactivé au sol de la place de Bérulle voisine. Peut-être un rappel du coloris des façades des immeubles médiévaux et Renaissance... Un espace (cf photo) est prévu pour la plantation d’un arbre. Au sol, les larges blocs de pierre, en calcaire de Croatie, en ligne, sont essentiellement décoratifs. Ils peuvent aussi servir d’indication à l’espace terrasse, piéton, ou voiture. Au total, l’impression qui se dégage est celle d’un espace spacieux et lumineux. phb

Notre assemblée générale annuelle ordinaire a eu lieu le 9 Mars dernier, dans un lieu patrimonial exceptionnel, pour la première fois, dans la prestigieuse salle des assises du Palais du Parlement, place Saint André à Grenoble. Elle s’est tenue en présence de 44 membres (24 pouvoirs).

La 1ère partie soumise au vote des membres à jour de cotisation 2018, concernait le bilan moral et d’activité 2018. Il a été approuvé, à l’unanimité. La 2ème partie portait sur le compte de résultat 2018. Il a été approuvé, à l’unanimité. La 3ème partie concernait les élections au Conseil d’Administration 2019, et la nouvelle composition du conseil, avec 4 nouvelles candidatures. Elle a été approuvée, à l’unanimité. La cotisation 2019 reste inchangée, à 23 euros. Le Président a remercié les présents et l’ensemble des adhérents pour l’année écoulée qui fut très active, festive, et productive. 

Un mot d’histoire.. Aujourd’hui propriété  - depuis 1811 - du conseil départemental, le Parlement de Grenoble fut un des premiers créés en France. On dénombrait 13 Parlements en 1453, dont Paris Toulouse et donc Grenoble, ainsi que les Parlements de Bretagne, Berry, Normandie,…C’est Louis XI qui transforma le Conseil Delphinal en Parlement. Il subsiste des vestiges des remparts romains dans les bâtiments. L’entrée gothique est la plus ancienne, et correspond au côté en pierre blanche de l’échaillon. Le style est Gothique flamboyant sous Louis XII.. La partie en pierre bleue du Fontanil, correspond à un agrandissement au XVIème siècle. La salle des assises est la plus grande. Elle mesure 20 m de longueur et 8m de hauteur. Le plafond est en sapin et épicéa. Elle fut le décor d’une scène du film Mesrine. La partie Renaissance vers la chambre des comptes présente des croisées d’ogives plus complexes. Elle contient les bustes en plâtres des Comtes du Viennois, princes du Dauphiné. phb

IMG 6203IMG 6207Février 2019 - Les fouilles préventives dans le quartier Chenoise - de Lionne se sont poursuivies fin février rue Cujas*, parachevant une première phase. Dans le haut de la rue, près de la rue du Palais, une cave du XIXe siècle a été mise au jour.  Un sondage a permis de retrouver des niveaux de sols superposés d'époque romaine.  Dans ce contexte, une cloche de petite dimension semi-cylindrique a été trouvée dans une fosse, un objet rituel souvent utilisé en contexte religieux.
Dans le bas de la rue, au delà de l'enceinte romaine, des éléments hydromorphes évoquent la proximité de la rivière Isère, près des remparts du IIIe siècle et de l'ancien Port, au niveau de la place de Bérulle. Prochaine phase à partir du milieu du mois de Juin, rue de la république et rue Montorge. phb (*Jacques Cujas, jurisconsulte, conseiller au parlement de Grenoble,1522/1590)

IMG 2109Fevrier 2019 - L’Assemblée Générale annuelle ordinaire de « Patrimoine et développement » se tiendra le Samedi 9 Mars 2019 au Palais du Parlement 4 Place Saint André 38000 Grenoble. Horaires et ordre du jour:
13h30 - 14H30 Bienvenue,
14H30 - 16h45 Assemblée Générale Annuelle, 
Rapport Moral 2018, Rapport Financier 2018, Orientations et plan d’activité 2019 
Elections au Conseil d’administration (renouvellement par tiers, nouveaux membres)
Questions diverses
17h00 clôture
Pour rappel, seuls les membres cotisants 2018 ont une voix délibérative pour 2018.
Adhérents: si vous souhaitez faire acte de candidature pour participer au Conseil d’administration, et participer ainsi à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine bâti ancien du Grand Grenoble, merci de nous le signaler. PhB. 
Plus de renseignements sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 09 51 86 27 84.

 

De LionneChenoise place Notre DameFévrier 2019 - Dans le cadre des travaux de piétonisation de rues du centre historique de Grenoble (rue Chenoise,..), et en suivant les première fouilles archéologiques, nous avons eu la chance de pouvoir observer en présence de spécialistes de l’Inrap, la mise à jour de caves en pierre calcaire rue de Lionne (anciennement appelée rue du Pont). Elles illustreraient la présence à cet emplacement d’anciens immeubles, non visibles sur le cadastre Napoléonien (1810). La rue du Pont était plus étroite. A l’autre bout de la rue Chenoise, à l’angle de la place Notre Dame, au niveau de l'ancienne porte Viennoise (ou Herculea), un "bloc architectonique non identifié"... 

Gala AFFDU 01 19 aNotre association a eu l’honneur d’être invitée pour une conférence sur son activité associative relative au patrimoine du Grand Grenoble, lors de la soirée de Gala annuelle de l’ « Association des Femmes Françaises Diplômées des Universités », qui s’est tenue récemment dans les salons de l’hôtel Mercure Président, rue Général Mangin à Grenoble. L’AFFDU est une association nationale, créée en 1920, d'utilité publique depuis 1962, connue pour ses Olympes du cinéma et Olympes de la parole, qui aide notamment à la scolarisation de jeunes filles. Devant une salle mixte, attentive, et experte, de 55 membres et amis, réunis pour un élégant dîner de gala, le Président Philippe BOUÉ a évoqué pendant une heure, le plaisir, la fierté, et l’importance de « Mieux vivre et connaître le patrimoine » de Grenoble, ville d'Art et d'Histoire. L’occasion était belle de rappeler, avec de multiples exemples, connus et moins connus, l’immense et magnifique patrimoine bâti historique Grenoblois, puis l'actualité, les actions récentes de "Patrimoine et développement", ses priorités et ses animations et contributions appréciées par ses adhérents, ainsi que l’importance et les moyens à disposition dans les domaines privés et publics pour la sauvegarde et l'entretien du patrimoine. Une tombola et une chanson « à l’amitié, l’amour, la joie » à clôturé cette belle soirée de Gala 2019 de l’ AFFDU, tonique et festive, sous l’angle patrimonial, thème apprécié par tous. 

Janvier 2019 - Nous avons le plaisir d'accueillir du 7 Janvier au 1er Février 2019 une étudiante stagiaire, Mlle Lou Timbert, de l'Université Grenoble Alpes. Sous convention de stage, habitant Grenoble centre, Mlle Timbert prépare un Master à l'Institut d'Urbanisme et de Géographie Alpine de l'UGA. Le thème de son stage, choisi par elle entre plusieurs options, est "Piétonisation de la rue Chenoise à Grenoble et Restauration des Immeubles anciens". Le Président et le conseil d'administration sont heureux de cette mission et remercient l'UGA et ses étudiants de leur intérêt pour le patrimoine Grenoblois et notre association. Nous réservons le meilleur accueil et accompagnement à Mlle Timbert pour ce stage, en compagnie d'amis déjà nombreux à s'être porté volontaire pour participer à cette réflexion et à la meilleure contribution à cette formation. Ecrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour tout renseignement supplémentaire. PhB.

IMG 1054Janvier 2019 - Le conseil d'administration de Patrimoine et développement, et amis, se joignent à moi pour vous souhaiter, partenaires, adhérents, ou proches, une bonne et heureuse année 2019! D'abord bien sûr la santé, la joie, et la prospérité pour chacun. Qu'elle amène aussi la satisfaction des souhaits et ambitions patrimoniales qui vous sont chers. Une protection accrue, une valorisation, une contribution à l'attractivité et à l'activité économique affirmées, tels sont nos voeux, notre espoir et notre attachement pour le patrimoine, toujours aussi populaire et apprécié, mais ô combien fragile et menacé. Pour que vive le patimoine grenoblois, celui de l'agglomération, le patrimoine français, et européen, excellente année 2019!
Très cordialement,
Philippe BOUÉ, Président 

 

 

En préalable aux journées du Patrimoine, une toute nouvelle plaque patrimoniale, la 94ème, a été posée par les services du patrimoine de la Ville, en coopération avec l’association Patrimoine et Développement, et les habitants, dans le quartier Louvois, anciennement appelée Les Granges. Quatre autres plaques avaient été précédemment posées dans le centre ancien: dans la grande rue (Emmanuel Mounier), au passage du Lycée Stendhal (Jean-François Champollion), dans la rue Jean Jacques Rousseau, et au Palais de Lesdiguières (Fourier). L’histoire et l’architecture art déco du Quartier Louvois sont ainsi mieux partagés et remis en perspective. Les géomètres Fumet et Noiray, les auteurs du garage hélicoïdal, en avaient élaboré le plan de lotissement en 1926. Quartier homogène inscrit au PLU, ce quartier est typique d’un pan de l’architecture urbaine à des années 1930 à Grenoble.

Logo MH jpeg26 Juillet 2018 - Dans l’escalier à vis de l’hôtel « Sautereau - Amat », au 10 rue Chenoise, dans le centre historique ancien de Grenoble, les marches situées entre le rez de chaussée et le 1er étage présentent 16 nez-de-marches, apparemment d’époque (1500/1510), en bois de chêne.
Le bois apparemment sain, ne souffrant pas d’humidité, présentait un risque d’insécurité car descellé par endroit des marches en pierre, ou en ciment. Il avait aussi un aspect très sec et poussiéreux, à tel point que ces nez de marche présentaient une couleur quasi-similaire à la marche, annihilant ainsi l’effet décoratif de l’apparence du bois juxtaposé.
Suite à une demande du Président de Patrimoine & Développement, approfondie et avalisée par le syndic AUDRAS DELAUNOIS, et après information de la DRAC Lyon, les nez de marches ont fait l’objet d’une restauration, avec l’entreprise de menuiserie MENUIRAMA - St Nizier du Moucherotte.
L’intervention comprend ainsi 1/ un décapage (grattage et aspiration de la poussière) et un brossage de chaque nez-de-marche, 2/ une vitrification en 3 couches, et 3/ la pose d’une teinte noyer foncé.
Les quelques parties usées et incurvées sont laissées en l’état, étant à proximité de la rampe pour la sécurité, la vitrification apportant également un antidérapant sécurisant. La pose d’un joint de carrelage discret permet de renforcer le scellement des nez-de-marche à la pierre.
Grâce à cette restauration, ces nez de marche retrouvent un meilleur aspect, sans toucher à leur installation d’origine au haut moyen-âge. Ils sont maintenant plus solides, et mieux mis en relief, pour le grand bénéfice des habitants et des visiteurs lors des prochaines Journées du Patrimoine.

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24 Juillet 2018 - Nous avons sollicité et eu l’honneur de faire la connaissance de Mme Elsa BELLE, nouvelle animatrice du Patrimoine à la Ville de Grenoble, suite à sa récente et annoncée prise de fonction. Mme Elsa BELLE, Grenobloise, et Historienne de formation, est tout particulièrement en charge de la valorisation du Patrimoine et de l’animation du Label d’Art et d’Histoire obtenu par la Ville en 2017, et sur lequel notre association a fièrement contribué. 

C’est dans les locaux de la rue Chenoise, et en compagnie de Jean Claude BAY, que nous avons pu effectuer cette prise de connaissance très pertinente par rapport à notre activité et celle de Mme BELLE. Ayant reçu le dossier officiel du label à cette occasion, nous avons pu en retour partager le livre du Cinquantenaire, ainsi que les dernières Lettres de notre association. Première association patrimoniale Grenobloise à bénéficier de cette attention délicate de Mme BELLE, nous avons pu dialoguer pendant 1h30 sur le thème de la Valorisation du patrimoine grenoblois, décliner les thèmes des récentes et prochaines animations patrimoniales, et confirmer l’importance et la visibilité des dispositifs de reconnaissance du Patrimoine. Par un heureux hasard, la date concordait avec l’intervention du menuisier prévu pour la restauration des nez-de-marche du bas de l’escalier à vis. Ceci a permis de voir à l’œuvre le soin apporté à un élément du patrimoine demandé, en accord avec le syndic et après information des services compétents du ministère de la Culture.

Cette rencontre avec le service d’animation patrimoniale de la Ville fut très utile et bienvenue. Nous sommes plus que jamais à l’écoute et actifs pour valoriser dans la mesure de nos moyens notre beau et unique patrimoine Grenoblois conformément à la mission historique de notre Association. phb

IMG 2960Le dimanche 3 juin 2018 la « Société des Amis du Vieux Chambéry » est venue rendre visite à « Patrimoine et Développement du Grand Grenoble », qui avait organisé pour cette association voisine, le matin, une visite du quartier Saint-Laurent. Elle fut animée par Geneviève Vennereau, Vice- Présidente, Michel Mercier, Jacques De Guillebon, administrateurs et Claude Chave, adhérent. Le groupe a échappé à la pluie, un exploit ces jours-ci. Après une introduction portant sur les caractéristiques de ce quartier, un des plus anciens de Grenoble, et magnifiquement restauré, les visiteurs ont découvert la porte Saint-Laurent (édifiée en 1615 pour protéger la ville du remuant duc de Savoie) les Casemates, le chevet de la chapelle Saint-Laurent, la maison Jouvin, l’émouvante fontaine Saint-Jean, la plus ancienne de Grenoble et la seule à avoir une inscription en latin, l’école des frères des écoles chrétiennes, la maison Terray, la place et la statue Xavier Jouvin , qui a amené à aborder le rôle de la ganterie dans ce quartier ainsi que l’invention de la main de fer, permettant de couper plusieurs paires de gants à la fois, la construction des quais en 1866 pour protéger la ville des inondations, l’hôtel des monnaies… La visite s’est terminée devant la fontaine de la place de la cimaise édifiée par Victor Sappey auquel nos amis chambériens sont très attachés (il a réalisé également la fontaine aux éléphants à Chambéry).
 
La déambulation dans le quartier a permis de découvrir la restauration de certaines façades très anciennes, des portes admirables et de beaux lambrequins. La rue Saint-Laurent, piétonnisée, bénéficie maintenant d’un revêtement beige au sol en béton désactivé et  la nuit d’un nouvel éclairage, aux lanternes très design, et dirait-on inspirées du passé, ce qui la transforme considérablement, présentés par Philippe Boué, Président de « Patrimoine et Développement ». Un gros effort est également entrepris pour végétaliser ce  quartier, qui est à redécouvrir aussi par les grenoblois.
 
Puis le groupe est allé visiter librement le musée Saint-Laurent, a déjeuné à la table ronde pour prendre des forces, écoutant l’histoire de l’hymne des Allobroges, qui évoque les proscrits français venus en Savoie avant 1860, la Savoie disposant alors de la constitution la plus libérale d’Europe, et chanté de concert, avant de se rendre au château de Vizille l’après-midi, révisant ainsi une page importante de l’histoire de France. 

 

Jeunesse et Patrimoine : avec ces deux mots, l’auteur du thème 2017 des Journées Européennes du Patrimoine ne pouvait pas trouver contraste plus affirmé, comme modernité et tradition…

Sous-entendu, les jeunes ne peuvent s’y intéresser…. A la jeunesse la page blanche, le regard vers l’avenir, la nouveauté, l’innovation, l’action, les sports, les voyages, la création. Leur monde est celui de la dématérialisation, de la virtualisation, et d’une technologie puissante et intuitive dont leurs ascendants auraient d’ailleurs bien aimé disposer à leur âge. Ce n’est pas celui de leurs pères. Aux moins jeunes le passé, les souvenirs, les anciennes modes, les constructions anciennes, le patrimoine dépassé ou parfois dans un état dégradé.

Pourtant on observe souvent une convergence, comme des contraires qui s’attirent.

Ces étudiants qui apprécient de se retrouver le soir autour de la statue si forte et comme chaleureuse de Bayard, ou d’entendre un guide leur faire voir un escargot sur une façade du parlement évoquant la lenteur de la justice, admirer et comprendre la présence d’une multitude d’abeilles sur les plafonds d’un bâtiment militaire, repérer le jeu des formes géométriques ou arrondies des façades des immeubles art déco, traverser le temps en tenue d’Empire ou des Lumières pour animer un décor, réussir leur quiz sur un questionnaire Lesdiguières. Quand ce ne sont pas les jeunes enfants eux même qui, devant les adultes, défilent ailleurs, en tête de cortège musical, en mini costume local d’époque.

Certes cela requiert un effort d’éducation du regard et d’analyse, mais n’est-ce pas une attente légitime des jeunes, et n’est-ce pas la vertu du patrimoine que de réunir les regards, les différences et les générations …

Bonnes journées patrimoniales.

Philippe Boué, Président

Grenoble dispose maintenant du label « Ville et Pays d’art et d’histoire »

pdfLe communiqué de presse du Ministère de la Culture


L'Association propose le samedi 19 septembre 2016 :

  • 10 h - 12 h : balade littéraire dans Grenoble
  • 14 h 30 - 16 h : visite commentée du centre historique de Grenoble
  • 14 h 30 - 18 h : accueil au local, 10 rue Chenoise, pour des visites commentées

Informations détaillées dans l'agenda.

Jean Cognet

C'est avec une profonde tristesse que nous venons d'apprendre la disparition de Jean Cognet, décédé ce dimanche 23 octobre 2016. Architecte renommé et défenseur infatigable du patrimoine, Jean restera toujours pour nous l'ami et l'expert qu'il a été au sein de Patrimoine et Développement du Grand Grenoble.


Nous sommes heureux de vous présenter le nouveau site de Patrimoine et Développement où vous retrouverez toutes les activités de l'association, passées ou à venir. N'oubliez pas de consulter l'agenda ! Vous recevrez régulièrement  une "newsletter" qui vous tiendra au courant des évènements patrimoniaux à Grenoble et dans l'agglomération. Bonne rentrée à tous !