etoile tanzi st andrLe 6 Mars 2019 - "Le travail des marbres de couleur de Francesco Tanzi à Grenoble au XVIIIème siècle". Une conférence de Dominique Tritenne (aux Archives départementales)

Francesco TANZI (1709-1754) est originaire de Carrare. Il était sculpteur sur marbre, marié à Grenoble en 1737. Il habitait le quartier Saint Laurent, comme beaucoup de carriers et de perrayeurs, maîtres maçons et tailleurs de pierres.

A cette époque, l’Isère était la grande voie de communication pour le transport des matériaux pondéreux (utilisation de radeaux). Le quai Perrière était une carrière importante (« carrière du port de la roche » au XIVe siècle). En 1742, F. Tanzi devient maître sculpteur.

Parmi les réalisations avérées de F. Tanzi on trouve le maître autel de St Laurent, celui de la chapelle des Visitandines avec son appareillage à livre ouvert. Il interviendra aussi dans l’église de Sassenage et la chapelle de l’adoration rue Voltaire. Il utilise le calcaire noir de Laffrey pour l’église des Franciscains de Chambéry qui dépend encore du diocèse de Grenoble.

D’autres pierres ou marbres locaux sont fréquemment utilisés par Tanzi et notamment, le noir de Savoie, le vert de Savoie (Pralognan), le rose de Guillestre, le jaune de Sassenage, ou l’albâtre de St Pierre de Mésage. (Photo: Marchepied du maître-autel de la collégiale Saint André, Grenoble)

Samedi 10 Mars 2018 - Visites de l'Eglise orthodoxe russe, 5 Avenue de Vizille, Grenoble, à 10h15, 10h45 et 11h15 (places limitées)

Egl Ortho RuL’église orthodoxe de la résurrection se trouve dans le sous-sol de la maison. Elle a été fondée en 1927 par un groupe d’émigrés russes. Ses murs sont décorés de 16 fresques représentant des scènes la vie du Christ et de la Vierge. L'auteur est Galina Makhroff née Klimoff (1922-2003), qui fit l'école des Beaux arts de Grenoble. Son père arriva à Grenoble notamment suite aux grands besoins de main d'oeuvre, après la première guerre mondiale, en particulier dans le domaine de la construction. Galina fit un passage à Paris dans le domaine de la décoration pour de grands magasins. Ses fresques furent peintes ensuite à son retour à Grenoble dans les années 1970. Elles correspondent à 12 grandes fêtes. L’iconostase a été peint en 1938 par Dmitri Stelletski (1875-1947).

Samedi 3 Février 2018 à 14h30 - aux Archives départementales de l'Isère, rue Prudhomme à Grenoble. "Alphonse Daudet en pays d'Allevard", par Christiane Mure Ravaud

   pdfFeuillet Daudet & pays d'Allevard 

Ces deux conférences ont eu lieu le samedi 14 janvier 2017d, à la Maison des Associations de Grenoble.
En attente des résumés...

Nous connaissons tous le goupil, rusé et fourbe, popularisé en France par « Le roman de Renart », récit souvent considéré comme un simple conte pour les enfants. Or, ce n’est pas le cas car le thème du renard croqueur de poules (ou d’oies selon les pays) se retrouve dans toute l’Europe, jusqu’en Russie, ainsi qu’aux Etats-Unis et en Afrique du Nord.
Lors de sa conférence, Dominique Chancel a étudié plus particulièrement le thème du renard prêcheur, vêtu d’un habit de bure, souvent un chapelet à la main, pour tromper les jeunes oies ou oiselles naïves afin de mieux les « croquer » [ou : séduire].
Une enquête passionnante, réalisée pendant quinze ans par Dominique Chancel à partir d’une sculpture surprenante découverte au château de l’Arthaudière, en Dauphiné.

Historique de la collégiale Saint André à Grenoble et réfection de son clocher par Gilles-Marie Moreau et Sylvie Amselem

Le samedi 5 novembre 2016, Gilles-Marie Moreau, auteur de La Saint-Denis des Dauphins, a retracé l’histoire de cet édifice où les Dauphins furent enterrés. Il fit le parallèle avec la basilique de Saint Denis où reposent les rois de France et présenta les différentes phases de construction en insistant sur les aspects symboliques de l’édifice. Puis Sylvie Amselem, architecte-urbaniste à la Ville de Grenoble, nous a montré les travaux de réfection du clocher par la ville de Grenoble. Quelques petits films très explicites ont permis de mesurer l’urgence de ces travaux. Cette conférence a attiré plus de 90 personnes. La discussion avec la salle fut passionnante : demandes de précisions parfois très techniques sur les choix de restauration, les matériaux utilisés, la durée et les coûts... Les deux intervenants ont su être complémentaires et la pertinence de leurs propos fut très appréciée.

Le 2 juin 2016, Gille Rey a reçu le Prix de l'Alpe 2015, remis par la Société des Ecrivains Dauphinois, pour son ouvrage sur Keller. Lors de sa conférence, Gille Rey a retracé la vie de Charles-Albert Keller (1874-1940), industriel éledro-métallurgiste installé en 1902 à Livet dans la vallée de la Romanche. Keller s'est illustré par de nombreuses activités métallurgiques innovantes (ferro-alliage, fonte synthétique) et par la vente d'énergie d'origine hydraulique à la Ville de Grenoble. Ses relations avec cette dernière se sont révélées parfois difficiles et complexes. Néanmoins, en 1932, il devient président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Grenoble. Gilles Rey n'a pas manqué de faire remarquer qu'aucune rue à Livet et à Grenoble ne porte, à ce jour, le nom de Keller...

Le dimanche 22 mai, au cimetière de Grenoble, environ 80 personnes ont suivi les différentes visites organisées par l'association Saint-Roch ! Vous avez dit cimetière ? L'exposition d'affiches biographiques des personnalités du lieu a été très appréciée. La coopération avec l'Office de Tourisme et le Musée archéologique de Grenoble a été très efficace et le groupe qu'accompagnait Vincent de Taillandier, guide professionnel, a fait de belles découvertes dans un lieu inhabituel.

Le vendredi 20 mai 2016, une vingtaine d'adhérents de l'association s'est déplacée à Romans pour une journée de découverte du riche patrimoine de la ville. Cette visite organisée par Denis Ferradou a permis d'explorer la collégiale Saint-Barnard, le centre historique et ses hôtels particuliers, le Jacquemart, le Calvaire des Récollets. Nous remercions Jacques Mazade des Amis de Saint-Barnard et Benjamin Missud de l'association d'Etudes Historiques de Romans-Bourg de Péage.

Le 21 avril 2016, dans les salons de la résidence Val Marie, ancien château de Vourey, la salle était comble pour écouter Pierre Pluchot présenter son livre sur Denia Salvaing de Boissieu, cet illustre dauphinois du XVII° siècle. Après 18 années de recherches dans des lieux d'archives, bibliothèques, etc... l'aboutissement d'un long travail se concrétisait.
Cette date n'a pas été choisie par hasard, elle correspond à la naissance, il y a de nombreuses années, du héros de l'ouvrage : 21 avril 1600 à 18h ici-même au château de Vourey. Pierre Pluchot s'adressa à l'assistance, notamment aux élus présents pour émettre le souhait qu'une rue, place ou monument à Vourey soit dénommé Denis Salvaing de Boissieu.

Pendand l'exposition sur l'architecture du XX° siècle en Rhône-Alpes à la Plateforme, place de Verdun, trois conférences ont été données le samedi 9 avril 2016. Philippe Boué, administrateur de Patrimoine et Développement, a présenté un diaporama réactualisé de ses recherches sur le quartier Louvois-Alliés-Alpins. Il a retracé l'histoire de ce quartier et a illustré à l'aide de nombreuses photos les caractéristiques architecturales de plusieurs maisons des années 1920-1930, témoignages intéressants du style Art Déco, très présent à Grenoble.