Pont EiffelEn 1880 Grenoble possède trois ponts, celui de la Citadelle, le pont suspendu et le pont Marius Gontard. Le train est arrivé à Grenoble depuis 1858. Ainsi la nécessaire liaison de la route de Lyon à celle-ci et la desserte de l’ouest de la ville conduisent la municipalité à envisager un quatrième pont au niveau de la Porte de France, construite sous Lesdiguières, à la sortie de Grenoble vers Lyon. C’est la nationale 75 qui va de Chalon sur Saône à Sisteron par le pont Marius Gontard et le cours Saint-André, l’actuel cours Jean Jaurès.

Plusieurs emplacements sont envisagés ainsi que diverses dispositions plus ou moins perpendiculaires à l’Isère, pour réduire l’angle de rotation des véhicules, nécessaire pour éviter le rocher de la Bastille.Les habitants de l’Ouest souhaitent que le pont soit construit près de l’emplacement du « bac à traille » qui relie les deux berges du bout de l’Esplanade au quai Claude Bernard, ce serait le Pont de l’Esplanade. La traille c’est le câble tendu entre les deux rives et auquel l’embarcation qui permet de traverser est reliée à une poulie qui roule sur lui. Ceux du centre-ville préfèreraient un pont, qui serait situé en prolongement du boulevard Gambetta, projeté et aboutissant à la place de la Bastille devenue la place Hubert Dubedout. Ce serait le Pont de la Porte de France...

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